Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 08/03/08
Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 10/03/007
Statuts de l'association "Jamais ABOU de souffle"
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Bamako, Mali
"D'ici à 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde,
les moyens d'achever un cycle complet d'études primaires″
ONU, Objectifs du Millénaire
Abou m'attendait ce 25 mars 2007 devant l'hôtel de l'Amitié à Bamako.
Je l'ai retrouvé avec Moustapha, et nous sommes partis, en suivant les indications d'Abou, en direction de son village. Le chef de village voulait en effet me rencontrer.
De ce village situé à moins d'un kilomètre de l'aéroport, on aperçoit au loin la tour de contrôle qui se détache nettement sur l'horizon. De nuit, les lumières de l'aéroport sont les seules visibles à plusieurs kilomètres à la ronde. Madougou est un tout petit village à l'ombre de quelques arbres, entouré de terres arides. Cinq familles seulement y habitent. A l'origine nomades, elles s'y sont installées en 1953. Il n'y a ni électricité ni eau potable à Madougou. Deux puits permettent l'arrosage des cultures. Quelques poules s'enfuient à notre arrivée, alors qu'une demi-douzaine de vaches et quelques chèvres efflanquées nous dévisagent.
Un grenier à mil abrite, sur la petite place centrale, la réserve de nourriture pour tous les habitants.
Silamahara DIALLO, 84 ans, est le chef respecté de ce
village. Au cours de notre conversation, il m'apprend qu'il a recueilli Abou il y a 3 ans, ayant été informé par les enfants du village que ce petit garçon sans famille vivait seul, à l'aéroport,
des quelques bricoles ou euros donnés par les passagers des avions en partance. Silamahara sait qu'Abou est né à Nioro du Sahel, à la frontière mauritanienne. En revanche, tout le monde ignore
comment Abou a parcouru les quelques 500 km de piste séparant Nioro de Bamako, et lui-même n'en parle jamais.
C'est donc à Madougou qu'Abou a retrouvé une deuxième famille.
Parmi tous les enfants du village, je retrouve avec étonnement et très grand plaisir, de nombreux visages connus. En effet, un certain nombre de ces enfants sont scolarisés à l'école Sigi Ja. Les enfants me font visiter le village, leurs maisons, et se rassemblent avec plaisir pour une photo: http://jamaisaboudesouffle.over-blog.com/album-349371.html
Ce jour, a été livré à l'école Sigi Ja le reste du matériel scolaire stocké à Metz.
Les enfants étaient en vacances, mais tous les instituteurs étaient présents pour cette livraison.
Nous avons discuté de la mise en place de la bibliothèque: fabrication d'une armoire, numérotation des livres, et création d'un registre de prêt.
L'ordinateur portable offert par M. Jacques NEVIN, membre de l'association, sera fort utile pour toute la partie administrative.
Le 09 mars 2007, les enfants de l'école primaire de Fey/Marieulles ont reçu le courrier des enfants de l'école Sigi Ja, distribué par Pascale, membre de l'association et institutrice. Chaque enfant de Bamako a écrit personnellement à un enfant de Fey/Marieulles, qui devient ainsi son correspondant. Chaque enfant malien y a joint une photographie de lui-même.
Le courrier dans le sens Fey Bamako, contenant les réponses des enfants, partira le mois prochain!
Océane a été choisie par Farima DOUMBIA comme correspondante atitrée! Elève de 6e année à l'école Sigi Ja, Farima n'a pas sa langue dans sa poche. La correspondance entre Océane et Farima sera donc enrichissante pour les deux enfants!
Seydou TRAORE, instituteur de la classe de 5e année (à gauche sur la photo), remet le courrier des enfants de Sigi Ja pour les enfants de Fey/Marieulles.
A côté de Seydou se trouvent Mamadou CISSE, Seydou DOUMBIA, Allaye GUINDO, instituteurs, Yaya KONATE, instituteur et directeur, et Moustapha DEMBELE, correspondant de l'association.
Au premier plan: Abou, totalement guéri de sa crise de paludisme.
Le 25 janvi
er 2007, l'ensemble des colis de matériel scolaire a été distribué dans les 2 écoles: Ki Zerbo et Sigi Ja.
Il n'y avait pas classe cet après-midi là (il n'y a pas cours ni le mercredi après-midi ni le jeudi après-midi), mais certains enfants étaient néanmoins présents, dont Abou, totalement remis de sa crise de paludisme.
Les différents instituteurs m'ont également remis, à l'attention de l'école de Fey/Marieulles, le courrier des enfants de l'école Sigi Ja. Chaque enfant de Sigi Ja a ainsi écrit personnellement à un enfant français, en y joignant une photographie prise par un photographe qui s'était déplacé à l'école. C'est donc le 3e échange de courrier depuis la rentrée scolaire. Les enfants sont ravis.
Le prochain envoi de matériel scolaire aura lieu le 12 mars.